La sélection du PML 2015

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PML15-selectionDécouvrez les livres sélectionnés pour le Prix Méditerranée des Lycéens 2015 !

MAISON

Cette année, les élèves auront l’occasion de lire :

-Le détroit du Loup d’Olivier Truc (ed. Métailié),
-L’éclaireur d’Isabelle Vouin (ed. du Jasmin),
-Nos mères d’Antoine Wauters (éd. Verdier),
-Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent (éd. Au diable Vauvert),
-Le clan suspendu d’Etienne Guéreau (ed. Denoël).

Ce prix, organisé par la Région Languedoc-Roussillon, le Centre Méditerranéen de Littérature, LR livre et lecture, en partenariat avec le Rectorat de l’académie de Montpellier, Canopé-CRDP Languedoc-Roussillon et la Caisse d’épargne Languedoc-Roussillon, est ouvert à toutes les classes de Seconde des lycées de la région. Chaque année, près de 1700 lycéens votent pour leur auteur préféré. Ils ont ensuite l’occasion de rencontrer les auteurs en compétition en janvier-février, puis l’auteur lauréat en mai.

Plus d’information sur le Prix Méditerranée des Lycéens

Enseignants, inscrivez votre classe auprès de la Région Languedoc-Roussillon avant le 17 octobre 2014 :
Eliane LLORET du Service livre, lecture publique et littérature orale

La sélection 2015

Le détroit du Loup d’Olivier Truc (ed. Métailié)

truco-detroitduloup-couvHammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie. Les bords de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique… Tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes…
L’histoire se déroule au printemps, quand la lumière ne vous lâche plus, obsédante. Autour du détroit du Loup qui sépare l’île où se trouve Hammerfest de la terre ferme, des drames se nouent. Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident provoque la mort d’un jeune éleveur. Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré qui doit être déplacé pour permettre la construction d’une route longeant le détroit. Et les morts étranges se succèdent encore.
À Hammerfest, les représentants des compagnies pétrolières norvégiennes et américaines ont tout pouvoir sur la ville, le terrain constructible est très convoité, ce qui provoque des conflits avec les éleveurs de rennes qui y font paître leurs animaux l’été.

Journaliste depuis 1986, Olivier Truc vit à Stockholm depuis 1994 où il est le correspondant du Monde et du Point, après avoir travaillé à Libération. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il est aussi documentariste pour la télévision. Il est l’auteur de la biographie d’un rescapé français du goulag, L’Imposteur (Calmann-Lévy).

L’éclaireur d’Isabelle Vouin (ed. du Jasmin)

Combattre avec les mots ? Combattre avec les armes ? Tel est le terrible dilemme qui se pose au jeune Aman, issu d’un peuple de poètes nomades. Tout comme son grand-père, il est l’Éclaireur, le poète qui aide les hommes de sa tribu en leur contant l’histoire de leurs ancêtres.
Alors que la guerre civile fait rage en Somalie, Aman est contraint de rejoindre la ville. Enrôlé dans des
milices, il deviendra enfant-soldat, avant de décider qu’il en sera autrement.
Dans un récit captivant, Aman nous conte son histoire, celle du désert et de la sécheresse, de la
guerre et de la mort, de la vie de soldat et de l’amour qui le feront passer brutalement à l’âge adulte.

Ethno-historienne, Isabelle Vouin a vécu plusieurs années au Kenya. Professeur d’histoire géographie au Lycée français de Nairobi, elle passait de nombreux moments avec les Maasaï et parcourait la Corne de l’Afrique (Ethiopie, Tanzanie, frontière somalie) dans le cadre d’une recherche sur le Khat. Elle également partagé la vie des personnels humanitaires dans les camps de réfugiés somalis au Nord du Kenya. Après avoir séjourné en Thaïlande et à la frontière birmane au sein de l’ethnie Karen, elle a vécu deux ans à Paris où elle enseignait dans une école bilingue puis a posé ses valises à Montpellier où elle enseigne toujours l’histoire et la géographie.
Lorsqu’on a été emporté un jour vers ces pays où la terre et les hommes se craquèlent pour renaître malgré tout, on porte ces souvenirs comme un trésor mais aussi comme un fardeau. Ces hommes, ces vibrations, ces odeurs, ces cieux, ces lumières, ces horizons ont habité longtemps son univers intérieur avant que cet univers ne s’effrite et les laisse sortir. Ils peuplent désormais les pages des romans qu’elle écrit et les aquarelles qu’elle peint.

Nos mères d’Antoine Wauters (éd. Verdier)

wautersa-nosmeres-couvDans un pays du Proche-Orient, un enfant et sa mère occupent une maison jaune juchée sur une colline. La guerre vient d’emporter le père. Mère et fils voudraient se blottir l’un contre l’autre, s’aimer et se le dire, mais tandis que l’une arpente la terrasse en ressassant ses souvenirs, l’autre, dans le grenier où elle a cru opportun de le cacher, se plonge dans des rêveries, des jeux et des divagations que lui permet seule la complicité amicale des mots.
Soudain la guerre reprend. Commence alors pour Jean une nouvelle vie, dans un pays d’Europe où une autre mère l’attend, Sophie, convaincue de trouver en lui l’être de lumière qu’elle pourra choyer et qui l’aidera, pense-t-elle, à vaincre en retour ses propres fantômes.
Ce texte, cruel et tendre à la fois, est avant tout le formidable cri d’un enfant qui, à l’étouffement et au renoncement qui le menacent, oppose une affirmation farouche et secrète de la vie. C’est ce dur apprentissage, fait d’intuition et de solitude, qui lui ouvrira plus tard des perspectives insoupçonnées.

Antoine Wauters est né à Liège en 1981. Il a publié trois livres chez Cheyne éditeur.

Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent (éd. Au diable Vauvert)

ldidierlaurentjp-liseurde6h27-couvGuylain Vignolles est préposé au pilon et mène une existence maussade et solitaire, rythmée par ses allers-retours quotidiens à l’usine. Chaque matin en allant travailler, comme pour se laver des livres broyés, il lit à voix haute dans le RER de 6H27 les quelques feuillets qu’il a sauvé la veille des dents de fer de la Zerstor 500, le mastodonte mécanique dont il est le servant.
Un jour, Guylain découvre les textes d’une mystérieuse inconnue qui vont changer le cours de sa vie…

Jean-Paul Didierlaurent est un romancier et nouvelliste.
Après des études à Nancy (D.U.T de publicité), il a monté travailler quelques temps à Paris avant de retourner dans les Vosges
Il a découvert le monde de la nouvelle en 1997 avec un premier concours, avant de remporter de nombreux prix: prix de la ville de Nanterre en 2004 et 2005, prix de la communauté Française de Belgique en 2005 et de la Libre Belgique en 2006, prix de la nouvelle gourmande de Périgueux en 2008.
Il a vu ses nouvelles publiées dans les recueils Corrida de muerte, Arequipa et Le Frère de Pérez avant de remporter le prix Hemingway 2010 avec Brume et 2012 avec sa nouvelle Mosquito. Son premier roman, Le liseur du 6h27 (2014), édité au Diable vauvert, connait un succès fulgurant.

Le clan suspendu d’Etienne Guéreau (ed. Denoël)

gueraude-clansuspendu-couv2Un clan haut perché dans les bois. Un ennemi étrange. Seule une jeune fille osera désobéir afin d’échapper à son destin.
Ismène vit parmi les siens, dans un village accroché à dix mètres de hauteur. Tous pratiquent des rites immuables et répètent inlassablement Antigone, la tragédie qu’il leur faut connaître sur le bout des doigts.
Descendre leur est interdit, car en bas une créature sanguinaire massacre ceux qui s’aventurent sur son territoire…
Quand le jeune Hémon décide de contester l’ordre établi, tout bascule. Pour fuir cet univers oppressant et comprendre le sens profond de la tradition qui leur a été inculquée, Ismène va devoir percer le secret qui menace son clan.

Né à Vannes en 1977, Etienne Guéreau grandit essentiellement à Paris et en région parisienne. Inscrit très jeune au conservatoire, il découvre le répertoire classique, mais aussi le jazz qu’il étudie dans une école privée. Sous l’égide de son directeur, il compose et participe à la rédaction de plusieurs piges pour le magazine Keyboard, et dès 1989, il donne ses premiers concerts au New Morning et à l’Européen.
Bac en poche, il s’inscrit en philosophie à Tolbiac, passe ses derniers examens de conservatoire et commence le « métier ». C’est également à cette époque qu’il fait la connaissance de Bernard Maury, professeur qui bouleverse son parcours musical en lui faisant découvrir Bill Evans et des concepts originaux.
À partir de la fin des années 90, Étienne publie des recueils et des ouvrages pédagogiques. Pour élargir ses horizons, il étudie le chant et s’essaye à de nouveaux styles. Grâce à cette polyvalence, il est appelé auprès de différents artistes qui apprécient ses compétences d’arrangeur et d’accompagnateur.
Il sort un premier disque en 2005, Influences — qui lui vaut d’être remarqué par Clare Fischer —, puis un deuxième en 2009, À l’Orient de Rio.
Professeur au sein de la Bill Evans Piano Academy, il perpétue la tradition harmonique de son fondateur.
Enfant unique et sensiblement métissé (Bari dans les Pouilles, Paris, Ajaccio), petit ogre de lecture dévorant la littérature blanche ou noire, les essais, les biographies, les manuels d’histoire ou les méthodes de langue, Etienne se forge un imaginaire débridé ; adulte solitaire et viscéralement créatif, il participe à plusieurs concours de nouvelles, rédige des articles, écrit des chansons, couche ses premiers souvenirs sur le papier, tient un blog, puis propose un texte long aux éditions Denoël, qui s’enthousiasment et le publient.
Aujourd’hui, Étienne partage son temps entre l’écriture, la scène et l’enseignement. Il achève actuellement la rédaction d’une méthode d’harmonie et prépare un nouveau roman.